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Succession

Vendre la maison de famille quand on habite à 500 km

Par Josepha Favard, conseillère en immobilier à Treignac · publié le , mis à jour le

Plusieurs héritiers, un notaire, une maison vide depuis deux hivers et personne sur place. C’est une grande partie de ce que nous vendons. Voici comment ça se déroule, dans l’ordre.

Succession 8 min de lecture Écrit pour le plateau de Millevaches et la vallée de la Vézère
Une rue en granit de Treignac, là où sont les maisons de famille

La maison de famille, nous nous en occupons sur place.

  • Offerteestimation sur place, sans engagement
  • 47ventes signées sur notre secteur
  • 95avis clients · 5,0 sur Google
La halle de Treignac, au cœur du bourg

Avant tout : l’attestation de propriété et l’accord de tous les héritiers

Une maison ne se vend pas parce que vous en avez hérité. Elle se vend quand le notaire a écrit, noir sur blanc, que vous en êtes propriétaires. Deux actes servent à cela : l’acte de notoriété, qui établit la liste des héritiers, puis l’attestation de propriété immobilière, que le notaire publie au service de la publicité foncière.

Cette publication n’est pas une formalité qu’on peut sauter. En France, un acte de vente ne peut être publié que si le titre du vendeur l’a été avant lui. Tant que la maison figure encore au nom de vos parents dans les registres, la vente ne peut pas aller jusqu’au bout.

En revanche, rien ne vous empêche de commencer pendant ce temps-là. On peut estimer, préparer le dossier, publier l’annonce, faire visiter. C’est même ce que nous vous conseillons : les deux chantiers avancent en parallèle. L’inverse — attendre que tout soit réglé pour appeler quelqu’un — vous coûte un hiver de plus, et un hiver de plus sur une maison vide, ici, ça se voit.

Deuxième condition, aussi ferme que la première : tout le monde doit être d’accord. Tous les héritiers, et aussi le conjoint survivant s’il a l’usufruit de la maison ou un droit d’habitation dessus. Un nu-propriétaire seul ne vend rien contre la volonté de l’usufruitier.

Et puis il y a ce qui est propre à notre secteur. Ici, une maison de famille arrive rarement seule. À Chamboulive, à Saint-Augustin, à Gourdon-Murat, il y a la grange derrière, le pré en face, deux parcelles de bois au bout du chemin, parfois une source et un four à pain. Chaque parcelle a son propre statut, et certaines ouvrent des droits au profit de tiers. C’est le point qui fait glisser les dates de signature sur le plateau, bien plus souvent que l’acheteur.

  • L’office notarial. Son nom, son téléphone, et le nom de l’héritier qui suit le dossier. Un seul interlocuteur désigné, sinon personne ne relance.
  • Le titre de propriété de vos parents, ou à défaut sa référence chez le notaire.
  • Le dernier avis de taxe foncière. Il donne les parcelles, leurs surfaces cadastrales et leur nature : c’est souvent le document le plus utile du dossier.
  • Le rapport du SPANC s’il en existe un, et tous les diagnostics déjà faits, même périmés : ils nous apprennent quelque chose.
  • Les factures de travaux — toiture, chauffage, fenêtres, électricité. Ce sont elles qui défendent le prix face à un acheteur qui négocie.
  • Ce que vous savez des terres. Qui entretient le pré, qui y met ses bêtes, depuis quand, et s’il existe un papier. Même une réponse floue nous est utile.

Le rôle du notaire, et ce qu’il attend de vous exactement

Le notaire fait deux métiers différents dans votre dossier : il règle la succession, et il reçoit la vente. Ce ne sont ni les mêmes pièces ni les mêmes délais, et on les confond tout le temps.

Pour la succession, il y a une échéance fiscale à ne pas manquer : la déclaration de succession doit être déposée dans les six mois du décès lorsque celui-ci a eu lieu en France, dans l’année lorsqu’il a eu lieu à l’étranger. Passé ce délai, des intérêts de retard courent. Beaucoup de familles découvrent cette date trois mois trop tard, simplement parce que personne ne s’était désigné pour suivre le dossier.

Dans cette déclaration, la maison est portée pour une valeur. Retenez-la, parce qu’elle vous suivra : c’est elle qui servira de prix d’acquisition le jour de la revente, pour calculer la plus-value. Une valeur déclarée très basse allège les droits de succession et alourdit la plus-value ; une valeur réaliste fait l’inverse. C’est un arbitrage à faire avec votre notaire en connaissance de cause, pas une case à remplir au hasard.

Autre point qu’on découvre trop tard : si la maison n’est la résidence principale de personne, la plus-value est imposable. Le décompte des années de détention part du décès, pas de l’année où vos parents avaient acheté. L’exonération complète n’arrive qu’au bout de vingt-deux ans pour l’impôt sur le revenu, et de trente ans pour les prélèvements sociaux. Votre notaire fait le calcul, et il vaut mieux le connaître avant de fixer un prix.

Pour la vente, le notaire a ensuite un travail invisible qui prend du temps : purger les droits de préemption. La commune peut en avoir un sur le bourg. Sur les terres agricoles, la SAFER est informée. Quand ce qui se vend est cadastré en nature de bois et forêts, et que la propriété boisée vendue fait moins de quatre hectares, les propriétaires des parcelles boisées voisines disposent d’un droit de préférence — avec des exceptions, que le notaire vérifie. Et si un agriculteur exploite le pré dans le cadre d’un bail rural, c’est lui qui passe devant tout le monde.

C’est là le piège local. Sur le plateau, le pré que le voisin fauche depuis vingt ans est très souvent loué sans qu’aucun papier n’ait jamais été signé. Or un bail rural peut être verbal, et il produit ses effets quand même. Mieux vaut le savoir au rendez-vous d’estimation qu’à trois semaines de la signature. Si vous n’êtes pas sûrs, nous allons poser la question sur place ; le notaire tranche.

L’indivision : ce qui se décide à l’unanimité et ce qui se décide autrement

Tant que le partage n’est pas fait, vous êtes en indivision. Le mot fait peur pour rien : personne ne peut être contraint d’y rester, et chacun peut demander le partage à tout moment.

La règle qui gouverne tout le reste : vendre la maison est un acte de disposition, donc il faut l’accord de tous. Il n’existe aucune majorité qui vende un immeuble à la place d’un frère qui ne veut pas.

Mais tout n’exige pas l’unanimité, et c’est ce qu’on ignore le plus souvent. Des indivisaires réunissant au moins deux tiers des droits peuvent prendre les décisions de gestion courante, donner mandat pour administrer les biens indivis, et vendre les meubles indivis pour payer les dettes et les charges de l’indivision. Concrètement : le mobilier peut partir sans attendre que les six cousins soient tous libres le même week-end.

Quand un héritier bloque vraiment, une procédure existe : des indivisaires réunissant au moins deux tiers des droits peuvent demander au notaire de provoquer la vente. Le notaire informe les autres ; en cas d’opposition ou de silence, l’affaire passe devant le tribunal, qui peut autoriser la vente — et cette vente-là se fait aux enchères, donc rarement au meilleur prix. Cette porte est fermée dans deux cas au moins : si la propriété est démembrée, un usufruit sur la maison par exemple, et si l’un des indivisaires est protégé par une mesure de tutelle ou de curatelle. C’est long, c’est coûteux. Votre notaire vous dira si vous entrez dans ce cadre.

Avant d’en arriver là, regardez pourquoi il refuse. Presque toujours, ce n’est pas la vente en elle-même : c’est le prix, ou le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli. Une estimation argumentée, la même pour tout le monde, expliquée à chacun avec les mêmes chiffres, débloque plus de dossiers qu’une assignation.

Deux détails qui fâchent les familles, autant les dire tout de suite. Celui qui avance la taxe foncière, l’assurance et le chauffage pendant trois ans peut en demander le remboursement au moment du partage : gardez les justificatifs, tous. Et l’héritier qui occupe la maison, ou qui y a laissé ses affaires, doit en principe une indemnité d’occupation à l’indivision. Cela se règle infiniment mieux quand c’est dit au début, à froid, que trois ans plus tard devant notaire.

Une maison vide depuis des années : les diagnostics, l’eau, l’électricité, l’assurance

Une maison vide se vend très bien. Une maison vide dont personne ne s’est occupé se vend mal. Ce n’est pas la même chose, et tout tient dans ce que vous ferez de l’intervalle.

Commençons par les papiers, parce qu’on peut les préparer de loin. Voici ce qui est exigé à la vente, et combien de temps chaque pièce vaut.

La pièceQuand elle est exigéeCe qu’elle vaut dans le temps
DPEToute vente de logement10 ans
État de l’installation intérieure d’électricitéInstallation de plus de 15 ans3 ans pour une vente
État de l’installation intérieure de gazInstallation de plus de 15 ans3 ans pour une vente
Constat de risque d’exposition au plombLogement construit avant 19491 an si du plomb est détecté, illimitée sinon
État d’amiantePermis de construire délivré avant le 1ᵉʳ juillet 1997Illimitée si le repérage est négatif, mais un constat antérieur à avril 2013 doit être refait
Audit énergétique réglementaireMaison individuelle classée E, F ou G au DPE (F et G depuis avril 2023, E depuis janvier 2025)Cinq ans en principe : la date figure sur le rapport
Contrôle de l’assainissement non collectif (SPANC)Maison non raccordée au tout-à-l’égoutMoins de 3 ans le jour de l’acte
État des risquesToute venteMoins de 6 mois
État relatif aux termitesSeulement si la commune est visée par un arrêté préfectoral6 mois

La surface « loi Carrez » ne concerne que les lots de copropriété : une maison à la campagne n’y est pas soumise.

Bonne nouvelle pour une maison inoccupée : le DPE se calcule aujourd’hui sur les caractéristiques du bâti — murs, menuiseries, toiture, mode de chauffage — et non sur des factures de consommation. L’absence d’occupant ne l’empêche donc pas. Sur du granit ancien, attendez-vous à une mauvaise étiquette : c’est la règle ici, pas une surprise, et cela ne vous empêche pas de vendre. Retenez seulement qu’une maison classée E, F ou G entraîne un second document, l’audit énergétique : il faut le commander en même temps que le reste, sinon c’est lui qui fera glisser la date de compromis.

Là où le compteur coupé gêne réellement, c’est le diagnostic électrique : sans courant, une partie des points ne peut pas être vérifiée et le rapport revient avec des mentions « non vérifié ». Un acheteur lit cela comme un risque, et il négocie dessus. Remettre l’électricité le temps des diagnostics est souvent la dépense la plus rentable du dossier.

L’eau est l’autre sujet, et il n’a rien de théorique — ni sur le plateau, autour de sept cents mètres d’altitude à Bugeat, Pérols-sur-Vézère ou Gourdon-Murat, ni sur les hauteurs de Treignac. Un réseau laissé en eau pendant un hiver de plateau, c’est le risque d’une canalisation fendue qu’on découvre en mars, d’un plafond taché et d’une odeur qui reste. Faites purger, ou faites tourner un hors-gel. Une maison qui sent l’humidité perd plus à la visite que ce que coûte un hiver de chauffage minimum.

L’assurance, ensuite. Pour une maison individuelle qui vous appartient, la loi ne vous oblige pas à l’assurer. Elle reste indispensable : la tuile qui tombe sur la voiture du voisin, l’arbre qui lâche sur la clôture, c’est vous. Surtout, relisez la clause d’inhabitation de votre contrat — beaucoup d’assureurs réduisent ou suspendent la garantie vol au-delà d’un certain nombre de jours d’inoccupation consécutifs. Prévenez votre assureur que la maison est vide et en vente. Ce n’est jamais l’inoccupation qui coûte cher : c’est de ne pas l’avoir déclarée.

Pendant ce temps, la taxe foncière continue de tomber. Certaines communes ont par ailleurs institué la taxe d’habitation sur les logements vacants, qui vise ceux inoccupés depuis plus de deux ans : un appel à la mairie ou au centre des impôts vous dira si c’est le cas de la vôtre.

Et puis il y a les petites choses, celles qui décident d’une visite sans qu’on sache dire pourquoi. La boîte aux lettres vide. L’herbe tondue une fois par mois de mai à septembre. Les volets ouverts avant l’arrivée de l’acheteur, pas pendant. Les feuilles sorties des gouttières avant l’hiver. Quand vous êtes loin, c’est nous qui nous en occupons.

Vider, ou vendre en l’état : le calcul honnête

On nous pose cette question à chaque succession, et la réponse n’est pas la même d’un bien à l’autre. Un acheteur ne paie pas le vide : il paie de pouvoir se projeter. Tout le calcul est là.

Maison de bourg à Treignac ou à Chamberet, propre, habitable tout de suite : videz. Les volumes se lisent, la lumière entre, on voit les planchers, les cheminées, la hauteur sous plafond. Là, le débarras se récupère dans le prix et dans le délai.

Corps de ferme à Saint-Augustin, grange à Gourdon-Murat, maison à reprendre entièrement : n’y mettez pas un euro. L’acheteur qui vient pour cela arrive avec une benne dans la tête. Certains veulent même ce qui reste — les portes anciennes, la pierre d’évier, les tomettes, la maie sous l’escalier. Vider serait jeter une partie de l’argument de vente.

Entre les deux, il y a le geste qui fonctionne presque toujours : dégager ce qui empêche de circuler et de voir. Les couloirs, les escaliers, le devant des fenêtres, l’accès au grenier et à la cave. Garder ce qui raconte la maison. Un acheteur a besoin de passer partout et de regarder les murs, pas d’un intérieur de magasin.

Ce qu’il ne faut pas faire : repeindre tout en blanc en trois jours avant les photos. Sur du bâti ancien, cela se voit, et cela donne l’impression qu’on cache quelque chose. Une maison honnête se vend mieux qu’une maison maquillée — c’est aussi vrai pour la fissure qu’on montre que pour le mur qu’on repeint.

Mais le vrai piège n’est pas là. Il est dans l’attente : on ne met pas la maison en vente avant que toute la famille soit venue se partager les meubles, et deux ans passent. Prenez-le dans l’autre sens. Un inventaire en photos, envoyé à tout le monde le même jour ; chacun dit ce qu’il veut ; un week-end pour emporter. Et rappelez-vous que le mobilier indivis peut être vendu par des indivisaires réunissant deux tiers des droits pour payer les charges de l’indivision : vous n’êtes pas suspendus au dernier cousin.

Pour le débarras, demandez deux devis, et demandez si l’entreprise reprend en déduction ce qui a de la valeur. Renseignez-vous sur les horaires et les conditions de la déchèterie intercommunale avant de charger la remorque. Et attention aux plaques de fibrociment des vieux appentis : l’amiante ne va pas dans une benne ordinaire, il existe une filière à part. La question se pose avant, pas après.

Ce que nous faisons à votre place quand vous habitez loin

C’est une grande partie de notre activité, et ce n’est pas une option qu’on ajoute au mandat : c’est la façon dont ces dossiers se traitent. Vous habitez Paris, Bordeaux, Nantes ou la Belgique, la maison est à Treignac ou à Bugeat, et personne ne va prendre six jours de congés pour attendre un diagnostiqueur. Alors nous vous accompagnons sur place, à votre place.

  • Nous venons sur place : relevés, surfaces, état réel des dépendances et du terrain, photos par beau temps.
  • Nous commandons les diagnostics, nous ouvrons la maison, nous restons pendant le rendez-vous, nous récupérons les rapports.
  • Nous faisons remettre l’eau et l’électricité si besoin, et nous nous occupons des entreprises — débarras, élagage, serrurier, couvreur pour un devis.
  • Nous passons : boîte aux lettres, compteurs, volets, tonte. Vous recevez des photos, pas un rapport administratif.
  • Nous visitons pour vous, et nous vous appelons après chaque visite. Pas un point par semaine : après chacune.
  • Nous vérifions la capacité d’achat avant de faire visiter. Plusieurs de nos vendeurs le relèvent dans leurs avis.
  • Si l’acheteur habite loin aussi, nous faisons la visite par procuration, en direct, caméra à la main.
  • Nous tenons le notaire : les pièces envoyées avant qu’il les demande, les relances, la date qui ne glisse pas.

Ce qu’en disent nos vendeurs

Et la signature ? Elle peut se faire par procuration — la procuration pour vendre s’établit chez un notaire, près de chez vous — ou à distance lorsque l’office le pratique. Demandez-le, cela se fait de plus en plus. Certains de nos vendeurs n’ont pas eu à se déplacer une seule fois.

Le calendrier réaliste, de la première visite à la signature

Nous ne vous donnerons pas un nombre de semaines : nous ne le connaissons pas, et celui qui vous l’annonce ne le connaît pas non plus. Nous vous le disons franchement. Ce que nous pouvons vous donner, c’est l’ordre des choses, et ce qui prend du temps dans chacune.

  1. La succession chez le notaire. Acte de notoriété, puis attestation de propriété publiée. Ce délai ne dépend ni de vous ni de nous — mais nous travaillons pendant.
  2. L’estimation, puis le mandat, signé par tous les héritiers.
  3. Les diagnostics. Sur le plateau, un diagnostiqueur ne monte pas au pied levé : nous calons une date, nous ouvrons, et tout se fait en une seule visite — DPE, audit énergétique s’il est exigé, électricité, plomb, amiante.
  4. La mise en ligne et les visites. Les premières semaines sont les seules où tous les acheteurs en veille voient le bien. C’est là que le prix de départ se juge, et on ne rattrape pas un mauvais départ.
  5. L’offre, puis le compromis. L’acheteur dispose ensuite d’un délai de rétractation de dix jours, sans avoir à se justifier.
  6. La purge des droits de préemption. La commune dispose de deux mois pour répondre, et son silence vaut renoncement. S’il y a des terres, la SAFER est consultée ; s’il y a du bois ou un fermier en place, voir plus haut.
  7. Le financement de l’acheteur. La loi interdit de lui laisser moins d’un mois pour obtenir son prêt, et un dossier de banque demande plus que ce minimum.
  8. L’acte authentique. Par procuration si vous ne venez pas.

Ce qui allonge vraiment un dossier ici, ce n’est presque jamais l’acheteur. C’est un rapport d’assainissement trop ancien, une limite de parcelle que personne n’a jamais bornée, un pré loué sans bail écrit, un héritier à l’étranger dont on n’a pas l’état civil. Toutes ces pièces se préparent avant la mise en vente. C’est le seul délai que nous maîtrisons vraiment — et celui-là, nous le maîtrisons.

Une dernière chose, franchement : attendre n’a jamais fait monter le prix d’une maison vide. Chaque hiver supplémentaire se paie en toiture, en humidité et en photos tristes. Si la décision de vendre est prise, le meilleur moment pour commencer est maintenant, même si la succession n’est pas terminée.

À retenir

  • On peut mettre en vente avant la fin de la succession. Seul l’acte de vente attend l’attestation de propriété publiée.
  • Vendre la maison exige l’unanimité ; les meubles indivis, non. Deux tiers des droits suffisent pour les vendre et payer les charges.
  • La valeur déclarée à la succession devient votre prix d’acquisition pour la plus-value. C’est un arbitrage, à faire avec le notaire.
  • Les terres décident du calendrier : bail rural même verbal, propriété boisée de moins de quatre hectares, SAFER, préemption communale.
  • Une maison vide se garde : hors-gel ou purge, assurance déclarée, électricité rebranchée pour les diagnostics, herbe tondue.
  • Vous n’avez pas à venir. Relevés, diagnostics, visites, notaire : c’est notre travail, et la signature peut se faire par procuration.

Commençons par savoir ce que vaut la maison

Nous venons chez vous, ou à la maison de famille : une estimation argumentée, sur place, offerte et sans engagement — même si la succession n’est pas terminée, même si vous ne pouvez pas être là. Vous repartez avec un prix de mise en vente, le net qui reviendra à chaque héritier, et la liste exacte des pièces à réunir. Ensuite, nous vous accompagnons jusqu’à la signature.

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Bon à savoir avant d’appeler

Oui, et c’est même ce que nous vous conseillons. On peut estimer, réunir les pièces, publier l’annonce et faire visiter. Ce qui ne peut pas se signer avant, c’est l’acte de vente : le notaire doit d’abord avoir établi et publié l’attestation de propriété qui vous désigne propriétaires. Les deux chantiers avancent en parallèle, et le jour où le notaire a fini le sien, l’acheteur est déjà là.
Pour vendre un immeuble indivis, il faut l’accord de tous : aucune majorité ne vend la maison à la place d’un frère qui ne veut pas. Une procédure existe quand des indivisaires réunissant au moins deux tiers des droits veulent vendre — elle passe par le notaire puis par le tribunal, elle aboutit à une vente aux enchères, et elle est exclue si la maison est démembrée, c’est-à-dire s’il y a un usufruit dessus. Votre notaire vous dira si vous êtes dans ce cas. Avant d’y aller, regardez pourquoi il refuse. Presque toujours, ce n’est pas la vente : c’est le prix, ou le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli.
Cela dépend de leur date. Un DPE vaut dix ans. Le contrôle d’assainissement doit avoir moins de trois ans le jour de la signature. L’état des risques, moins de six mois. Les diagnostics électricité et gaz, trois ans pour une vente. Et si la maison ressort en E, F ou G, il faut en plus un audit énergétique, que beaucoup de dossiers anciens n’ont pas. Envoyez-nous ce que vous avez et nous vous disons franchement ce qui manque : cela évite de payer deux fois.
Pas toujours. Pour une maison de bourg propre et habitable tout de suite, oui : les volumes et la lumière se lisent mieux. Pour un corps de ferme ou une grange que l’acheteur va reprendre entièrement, non : il arrive avec une benne dans la tête, et certains veulent même ce qui reste. Entre les deux, on dégage ce qui empêche de circuler et de voir, et on garde le reste.
Non, et c’est tout l’intérêt : nous vous accompagnons de bout en bout. Nous faisons les relevés et les photos, nous commandons les diagnostics et nous ouvrons la maison, nous nous occupons des entreprises, nous faisons les visites et nous vous appelons après chacune. La signature peut se faire par procuration, ou à distance selon ce que pratique l’office notarial. Certains de nos vendeurs n’ont pas eu à se déplacer une seule fois.
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